samuel's profileElucubrations pérégrinat...PhotosBlogLists Tools Help

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    March 06

    Mercato

    Suite à quelques problèmes de connectivité, retrouvez mes (rares) aventures internet sur
     
     
     
     
    Bises.
     
     
     
     
    February 09

    Lester

    A la demande générale d'Axel le caméléon barbu et pour saluer un mirifique quadruple boucle piqué qui fait de lui le chaînon manquant entre Brian Joubert et Stéphane Lambiel, le Andre Herman du québec, un texte, un seul:
     
    Run here, my towhead grandchillen, and let this geezer dandle you upon his knee (...)
     " What's all this shit about the Yarbirds?"
    Ah, the Yardbirds. Yes indeedie, those were the days.1965, and I were an impetuous young squirt, just fell in puppy love first time, she used to push my hand away and sniff, "I'd like to but I don't wanna turn into a tramp." (...)
     "Ah, cut the senile drool an' get on with the fuckin' archaeology or we gonna de-dandle off yer knee an' go scratch up some action! Oldster!"
    Okay kids, okay, just bear with me(...) From here on out I'm stickin' to the straight facts, and if you sassy tads interrupt me one more time I'm gonna paste one o' yuz right in the mouth!
     "Which one?"
     Random choice, O seed of my seed, random like everything else in this fuckin' madhouse of a world you guys got which I shall soon be gratefully bowing out of.(...)
    I've gotta get down to this yardbird saga or we gonna digress ourselves right into the ozone. So listen now and listen good, and hold your questions till the end.
    The yardbirds, as I said, were incredible.They came stampeding in and blew everybody clean off the tracks. THey were so fucking good in fact, that people were still imitating 'hem as much as a decade later (...)
     
     
    H.
     
     
     
     
     
    February 06

    Du nouveau sur les OGM?

    http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

    Cette enquête date de Sept. 2005. Depuis? Pas grand chose. Ou si peu.

    Sous la calme surface de l'étang, la bête n'est-elle qu'assoupie?

    ... 

    5 mn plus tard je tombe sur ce lien de l'ami Papoux.

     

    http://www.alternatives.ca/article2746.html

     

     

    ....

     

      S.

    January 29

    Les écrivains rock

    «Lorsque Dieu approcha Sa bouche des narines d’Adam, il y avait probablement de l’opium dans son souffle.»
    Nick Tosches, Confessions d’un chasseur d’opium

    C'était donc Tosches qui se cachait derrière la première livraison de l'extrait mystérieux. Quelques-uns ont trouvé... Bravo!

    Tosches, amoureux d'Hésiode, Sappho, Marlowe, Nietzsche, et Faulkner, laudateur de Bach, Puccini ou Arvo Pärt, dont la devise est celle d'Héraclite ("tout coule") et dont le livre culte est I Was a Drug Addict de Leroy Street. 

    Tosches, écumeur de petits boulots, critique rock légendaire, épinglé écrivain rock (http://marcalpozzo.blogspirit.com/punk/), collaborateur au mythique Creem, au Rolling Stone et au Fusion magazine, a toujours frayé entre le sublime et la fange. "I’ve always felt an affinity for both the high and the low" dira-t-il. Ainsi peut-on rencontrer dans son oeuvre des références cryptiques et des mots savants mais aussi des phrases comme "fucking discombobulated fucking stiff", ce qui fait de lui un écrivain très rabelaisien.

    On le retrouve aux côtés des Selby, Patti Smith, Scorcese ou Keith Richards...

    Pour l'anecdote, le dernier texte de Beckett fut la préface du livre "Héros oubliés du Rock and Roll". Tosches ne pouvait rêver plus bel adoubement.

    Derniers textes parus:

    « La main de Dante », de Nick Tosches (traduit de l'américain par François Lasquin, Albin Michel, 420 pages), « Blackface », de Nick Tosches (traduit de l'américain par Héloïse Esquié, Allia, 320 pages).

    A bientôt pour un nouvel extrait mystère.

    S.

     


     

    January 18

    Rex

    «On n'écrit pas dans la tristesse, dans l'accablement, on écrit comme une arme aveugle, joyeuse de tirer ses rafales dans le gras de l'humanité, comme un bombardier ivre de bombes incendiaires qui lâche sa gerbe au-dessus des capitales, des ports, et même des villages peuplés de retraités endormis, afin de semer la panique et que nul ne se croit à l'abri. 

    ­ L'écriture me monte à la tête.» 

     

    Régis Jauffret Microfictions Gallimard.

    January 16

    Second degré?

    Chers compatriotes,

    J'ai reçu ceci: (espérons que cela soit un hoax...). S.

     

    Voulez-vous que Jacques Chirac
    présente sa candidature à  la présidence
    de la République française ?


    Le Président de la République  est le garant de l'indépendance nationale, prévoit la constitution de la Cinquième République. Au centre de son action, se trouve la politique étrangère : du choix des alliances diplomatiques et militaires à la défense de l'économie de la France.

    Aujourd'hui, aucun des candidats déclarés à la présidence de la République n'a l'expérience, la compétence et la volonté pour devenir « le garant de l'indépendance nationale ». Lorsqu'elle n'est pas absente de leurs discours, la question de la politique étrangère souligne soit leur amateurisme en la matière, soit leur volonté d'alignement de la France vis-à -vis de la puissance économique et militaire des Etats-Unis.

    Devant cette situation extrêmement préoccupante, une seule personne a montré sa détermination à défendre l'économie française et à  refuser les aventures militaires de la « guerre au terrorisme ». C'est pourquoi, nous, citoyennes et citoyens indépendants, appelons Jacques Chirac à se présenter à la présidence de la République française.

    Signature de l'appel à candidature sur le site
    www.jacques-chirac.org

    January 14

    Extrait #1

    De temps à autre (je ne promets rien), mise en ligne d'extraits de ce qui se fait de mieux en littérature. Quelques jours vous sont laissés pour identifier l'auteur et lors de la mise en ligne de l'extrait suivant les références du livre ainsi que quelques mots sur l'auteur vous seront livrés. Ouuuuuuuuais! Encore tonton, encore tonton!
    Bien! Aujourd'hui, extrait numero uno:
     
    Au bout d'un moment ça y est -il hoche la tête, ses yeux m'approuvent comme s'il me baptisait-, j'y arrive: les vapeurs envahissent mes poumons, ma bouche enserrant fermement le bec de la pipe pour emprisonner les volutes, l'opium bouillonne, tel un philtre somptueux, dans le fourneau de la pipe au-dessus de la lampe. Puis il n'y en a plus. Il allume une autre pipe pour moi, puis une autre pour lui; une autre pour moi, une autre pour lui. Nous échangeons des sourires, chacun sur sa natte, avec entre nous deux la pipe er le plateau portant les instruments. Je lui offre une cigarette américaine, qu'il accepte avec grand plaisir. Etendus sur le dos, nous fumons; et maintenant, sans nous dire un seul mot, nous nous comprenons parfaitement, dans l'éloquence d'un silence qui ne contient pas seulement toutes les conversations passées et à venir, mais congédie tous les babils du monde pour faire place à cette poésie sans parole que seuls les plus grands poètes ont pu entrapercevoir en une brève épiphanie. (...) Shakespeare "apprenez à lire ce que l'amour silencieux a écrit" se mêle au grand et ultime testament de Pound: "J'ai tenté d'écrire le Paradis/ Ne bougez pas/ Laissez parler le vent/ qui est le Paradis".
    Apprendre à lire ce que l'amour silencieux a écrit, se courber sous la force su vent, c'est vivre. C'est savoir que tout ce que l'on peut dire ou écrire n'est rien, comparé à ce silence et à cette force. Le maître ch'an Niu-t'ou Fa Yung, il y a plus de 1300 ans, a dit: "comment pouvons-nous atteindre la vérité à travers les mots?"
    Je vois tout cela dans les volutes de fumée d'une Marlboro light.
     
     
     
     
    December 29

    Ce qu'il restera (peut-être) de 2006

    Tonton a la flemme
    Le foie qui fout le camp
    La foi qui vacille
    L'année se barre
    Il n'en retient que
    Quelques images
    Souvenirs déjà noyés
    Trêve de mots...
    S.
    December 24

    La question

    NOEL:
     
    A QUI PROFITE
     
    LE
     
     CRIME
    ?
    December 11

    L'Interview

    Le journaliste pigiste: Bonjour c'est un honneur pour moi de vous rencontrer j'aimerais recueillir vos impressions sur quelques sujets qui me paraissent aujourd'hui brûlants (il reprend son souffle, la sueur perle sur son front il me tend son Sony recorder, tremblant légèrement)
    Héraclite:Deux pressions!
    Le JP: On ne peut plus nier que vous constituez désormais, cher Héraclite, une sorte d'icône européenne comportementaliste, une sorte de substrat méta-social auquel se rapporte tout un pan de la nouvelle génération proto-réactionnaire....
    Héraclite: La négation reste et restera une possibilité.
    Le JP: Alors, cher ami
    Héraclite: Je ne suis pas votre ami.
    Le JP: Allons soyez sympa...
    Héraclite: ...
    Le JP: Votre dernière performance corpo-artistique semble refléter à merveille le pusillanisme contemporain. Est-ce ce que vous vouliez montrer?
    Héraclite: Mes performances ne montrent rien.
    Le JP: Elles donnent à réfléchir.
    Héraclite: Remballez vos clichés.
    Le JP:...
    Héraclite: Deux pressions!
    Le JP: Que pensez-vous des media?
    Héraclite: Fidèles à leur étymologie, il représentent un moyen de véhiculer tout et n'importe quoi.
    Le JP: Avez-vous une préférence?
    Héraclite: Les quotidiens. Rien de mieux pour conserver les patates. Une pression!
    Le JP: Que pensez-vous de la télévison?
    Héraclite: Disgracieux et anti-érotique.
    Le JP: Mais Canal tout de même...
    Héraclite: Sonne creux.
    Le JP: Leur ironie, leur esprit...
    Héraclite: Du vent.
    Le JP: Et ce nouvel intérêt pour la chose politique, cette implication, cette proximité du citoyen, cette volonté de dialogue de la part des candidats, cette pagaille à gauche de la gauche.
    Héraclite: Du remplissage.
    Le JP: Des consignes de vote pour 2007.
    Héraclite: Je ne donne jamais de consigne.
    Le JP: Et vous qu'allez-vous faire?
    Héraclite: Ca n'intéresse personne.
    Le JP: Qu'allez-vous faire en avril prochain? J'insiste.
    Héraclite: Du vélo.
    Le JP: Dois-je comprendre que vous ne voterez pas?
    Héraclite: Une pression!
    Le JP: Merci, Héraclite.
    Héraclite: Salut.
     
     
     
    December 09

    Les bien-pensants

    "La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique...", c'est ce qu'aurait l'ami Sevran...(je ne l'ai pas entendu)
    Levée de boucliers de diverses associations et de personnalités en mal de représentation. Accusation de racisme et d'eugénisme. Or, il n'y a ni racisme, ni eugénisme là-dedans (encore faudrait-il dédiaboliser le second terme et le redéfinir), simplement une déclaration péremptoire et réductrice d'un animateur anecdotique qui probablement recherche un peu d'excitation...
    Quant aux bien-pensants, et leur citoyenneté factice, qu'ils aillent se faire foutre.
    S.
    December 08

    Journal d'âge moyen (fragmentaire) III

    Vendredi : J’ai la banane. Ouais ouais. C’est ce que m’a dit mon bosse (oui je fais une faute à l’anglicisme mais peut-on faire une faute à un anglicisme car à anglicisme et demi français trois quart… j’ai jamais été fort en proverbes surtout avec les structures parallèles mais bosse avec un e c’est un jeu de mot qui pète comme m’a lancé l’autre fois ce jeune un peu rougeaud). Je le croise dans le couloir-à la boîte on croise toujours les gens dans le couloir, jamais aux toilettes, et des ascenseurs, yen a pas, je le croise et il me lance qu’est-ce que t’as à sourire comme ça t’as la banane les vacances c’est pas ce soir. Et hop il avait déjà disparu. Moi je reste comme un rond de flanc j’avais même pas réalisé que j’avais la banane et le bosse me laisse jamais le temps de lui répondre de toute façon c’est un putain de marathonien c’est lui qui a du voter contre le formulaire Otis. Et encore lui c’est mon petit bosse, le grand il me laisse encore moins le temps de lui répondre, il se tape toujours un bon vieux monologue en me démontant l’épaule de ces tapotements amicaux qui me pétrifient encore plus, alors ça vous plaît ce que vous faites, je suis sûr que vous pourriez remplacer Odile la semaine prochaine vous connaissez ce logiciel j’en suis sûr merci encore, et la j’ai la banane aussi quand il me parle maintenant j’en suis sûr, depuis que petit bosse me l’a dit j’y ai réfléchi à la banane et bien figurez vous que je l’ai tout le temps tout le temps ce sourire idiot qui déchire mon visage comme un coup de couteau hasardeux maintenant que j’y pense j’en ai mal aux maxillaires à la  fin de la journée j’ai la peau qui craque les rides qui se canyonent les yeux qui sortent de leurs orbites à merde. J’ai la banane parce que je suis bien intégré, j’ai la banane parce que je suis utile, j’ai la banane parce que je suis aimé,  j’ai la banane parce que je ne veux pas pleurer. Le soir je rumine des plans d’éclat, des discours grandioses et révoltés, des poses provocatrices ET AU BUREAU J’AI LA PUTAIN DE BANANE LA QUEUE ENTRE MES CUISSES DE POULET DECHARNE.

    Fucking wanker

    December 07

    NA!

    Georges Bush on the war in Irak: 'I will not withdraw even if Laura and Barney are the only ones supporting me.' (Barney is his dog). Barmy innit?
    S.
     

    Journal d'âge moyen (fragmentaire) II

    Jeudi: Ce matin comme les autres j'émerge avec l'espoir non dissimulé de trouver une information à sensation. J'aime particulièrement les décès d'hommes célèbres, plus encore l'annonce de leur mort devenue inéluctable, c'est une question d'heures, c'est tout un pan de l'histoire qui s'en va, une nation en deuil, des foules immenses défilent en silence  et un "avec lui, c'est un géant qui nous quitte, l'un des maîtres de la scène et de l'écran, l'une des figures les plus marquantes et les plus attachantes du théâtre et du cinéma" rapidement rédigé par un conseiller du président. J'aime aussi les catastrophes, plus encore la menace catastrophiste, celle dont les journalistes se délectent aussi, avec leur mine d'enterrement ils jouissent des horreurs qu'ils racontent, ils en sont accrocs, comment vous ne vous en étiez pas rendus compte? C'est la trouille généralisée dans les chaumières bien chauffées, mais on frémit d'aise, on se sent vivant, bien vivant, la peur qui dévore les tripes, une sensation exquise. Allons fêter Noël avant qu'il ne soit trop tard. 
    J'ai la gueule de bois. Ce n'est pas l'alcool. Je n'en bois pas. Je n'arrive pas à me détruire. Trop fleur bleue pour ça. Les dépressifs s'attendrissent toujours sur leur sort. Ce sont de grands sentimentaux. Comme toujours, je fais du sur-place.
    December 06

    Apologie du palimpseste

    Les accusations de plagiat se sont multipliées récemment. Même Dan Brown est passé à la moulinette. C'est dire. Ne le plaignons pas.
    Plus important, Ian Mc Ewan, auteur britannique majeur, s'est vu accusé de plagiat pour son livre Atonement, nominé pour le Booker 2002. Et ce n'est autre que Thomas Pynchon lui-même qui sort de son mutisme afin de le défendre. Depuis Genette au moins -et ses écrits sur l'intertextualité- on sait qu'il existe une saine émulation entre les écrivains qui s'abreuvent aussi à d'autres fontaines de jouvence (art, cinéma, actualité etc). En musique, il y a le sample, la bastard pop, en littérature la citation, le clin d'oeil et, pourquoi pas, le plagiat conscient. Ex nihilo nihil.

    http://books.guardian.co.uk/news/articles/0,,1965130,00.html

     S.

    December 05

    Journal d'âge moyen (fragmentaire) I

    Mardi : Pardonnez-moi. Faisons le point. Il y a eu des déplacements. J’ai transporté mon assemblage original de cellules d’Est en Ouest, d’Ouest en Est, Sud-Nord, Nord-Sud. J’ai utilisé Internet pour réserver mes billets, c’est tellement plus pratique ! Je me sens si démuni sans lui. J’ai utilisé pour la première fois les machines de check-in automatiques avec l’aide d’un assistant de machines automatiques, c’est tellement plus pratique. J’ai flâné, émerveillé, dans les méandres du Duty-Free, cette zone de dérégulation internationale. Les pauvres paient toujours leur taxes paraît-il. Des montres, du tabac, de l’alcool, des friandises, du parfum. Je n’ai rien acheté. Si, pardonnez-moi, un livre -que je ne lirai pas, comme d’habitude. C’est réconfortant la présence d’un livre, à quoi bon l’ouvrir ? J’ai tourné en rond, j’ai fait la queue, présenté les papiers que l’on me demandait, plusieurs fois. J’ai voulu insulter le staff mais des panneaux m’ont découragé. J’ai croisé le regard bienveillant du commandant de bord, le regard affable des hôtesses, le regard sûr-de-lui des passagers business et le regard indifférent des autres. Entre nous, pour avoir vraiment les yeux revolver en costume Armani c’est même plus la première classe, c’est jet privé, comment vous n’avez pas lu l’édition week end du NY Times, c’est le dernier trend et très accessible !

    Pendant que je dégustais ma Calsberg interdite gracieusement fournie par la belle hôtesse trop fardée, je feuilletais pensivement le Financial Times magazine qui expliquait que les avions de ligne polluaient décidément trop et qu’il fallait penser à réduire nos déplacements. La veille j’avais rencontré cette excentrique rescapée du corporate business qui bossait pour Nokia et se vantait sans le montrer des 140 jours par ans qu’elle passait dans les avions. C’étaient maintenant bien sûr réunions d’incentives à Stockholm, jeunes créateurs d’entreprises débarrassés du cynisme consumériste et nouveaux marchés garantie sans pollution et sans profit. Business card et joli site à l’appui. Mais comment avez-vous pensé à un nom pareil ? Je vois. Je vois. Je n’y manquerai pas.

    November 29

    A b**w job before it blows up

    Vous avez manqué World’s jump day, et, à cause de vous, la planète est foutue ? (Un rappel des faits : http://www.worldjumpday.org/ et dans les archives de mon blog.)

    Pas grave, vous pouvez vous rattraper !

    Un petit orgasme dans une vingtaine de jours et le tour est joué.

    Nuclear heads beware !

    http://www.globalorgasm.org/

    God I love notre époque.

    S.

    November 19

    Un retour européen

    Il est 7 heures. L'avion décolle de Zurich. Au dessus-du lac, des vapeurs cristallisées par le froid vif attendent la caresse du soleil. Les paysages se dévoilent à regret. Il émane d'eux une paix presque suspecte. On dirait une toile de Vermeer. Au loin, les montagnes resplendissent et renvoient les premiers rayons de l'aube galcée. Du Cervin au Mont-Blanc, je me perds dans la contemplation du firmament.
    Quelques heures plus tôt, l'air moite et épais de Mumbaï ralentissait mes pas, des mains implorantes, des regards intenses. Quelques jours plus tôt, un enfant me demandait si la neige était bleue. Lui, et quelques millions d'autres, rêveront toute leur vie de cette Suisse fantasmée, paradisiaque et froide qu'ils situent quelque part prêt du pôle Nord. Mais la neige est bien blanche, aveuglante et neutre, comme ces gens que je côtoie de nouveau depuis quelques heures. Un gros contrat avec les indiens, on a failli conclure. Voix sans enthousiasme, monotonie des ventures sans lendemain.  Pendant plusieurs jours, l'ôcre de la terre, la cacophonie des rues, les multitudes bigarrées. Des mains tendues, des regards, des sourires. Des sensations mal digérées, abondantes, si fugaces.
    What do you think of Indians? Amusé par une question aussi naïve, Krishnamurti avait répondu: Opinions are not important. (...) What is important is to see facts as they are without opinion, without judgement, without comparing. (...) The Indians have certain manners, certain customs of their own, but fundamentally they are like any other people. They get bored, they are cruel, they revolt within the prison of society, just as people do everywhere else. (...) THey have a heavy tradition about renoucing the world and trying to be saintly; but they also have deep rooted ambitions, hypocrisy, greed, envy, and they are broken up by castes (...) Here in India you can see more closely the whole phenomenon of what is happening in the world. We want to be loved, but we don't know what love is, we are unhappy, thirstingfor something real,and we turn to books, to the Upanishads, the Gita, or the Bible, so we get lost im words, in speculations.
    Il me faudra du temps, mais je reviendrai sur cette expérience. Le silence est pour le moment le bienvenu.  En attendant, je vais essayer de me réadapter à mes tristes compatriotes.
    S.
    October 21

    Chicken curry I know dat?

    A Passage to India
     
    ...